Expendables For Automotive, en offrant la disponibilité de grands noms de l’automotive au service de PME se veut un réservoir de solutions inédit. Leurs prestations sont destinées aux sociétés dont la taille ne permet pas de bénéficier en interne de toutes les expertises nécessaires à un changement de cap ou tout simplement d’optimiser les fonctions capitales de l’entreprise. Une offre inédite tant par le niveau de ses intervenants que par son concept fondé sur l’opérationnalité et le résultat. Enquête.
Résumer le concept s’avère au final assez simple, surtout lorsque la personne qui le présente incarne lui-même l’esprit de la démarche. Jean-François Bouveyron, car c’est de lui dont il s’agit et dont l’expérience assoit la légitimité de l’initiative, nous commente l’origine de la fondation « d’Expendables » for Automotive : « Nous sommes plusieurs responsables de grands groupes dans différents pays à avoir relevé un besoin exprimé dans le marché, celui des PME au chiffre d’affaires se situant entre 10, 20 ou 150 millions d‘euros et qui veulent passer un cap ou développer des départements de leur entreprise sans pour autant avoir les moyens de « s’offrir des pointures ». Parallèlement, dans le milieu de l’automobile, il existe une expertise et une expérience incroyables que beaucoup d’entreprises rêveraient d’utiliser pour définir une stratégie, ouvrir de nouvelles perspectives, valider des choix… Notre idée a consisté simplement à construire un pool de spécialistes et d’experts à même de réaliser des missions en mettant leur savoir-faire au service des entreprises. Mais avec quelques spécificités qui donnent tout son sens à notre concept ».
Axé sur l’opérationnel et le ROI de l’entreprise
« Nous ne voulons pas être une agence de replacement de cadres ou de recrutement, et notre démarche exclut la recherche de profits à titre personnel », assène Jean-François Bouveyron qui nous explique les raisons de telles conditions « L’idée que nous défendons consiste à mettre à disposition d’entreprises des experts libres de toute obligation, et de toute contrainte et dont l’unique objectif consiste à faire progresser les PME. Nous avons ainsi opté pour des « retraités » ayant occupé des postes opérationnels de haut niveau dans les grands groupes d’équipementiers ou de groupes de distribution internationaux. Des personnalités qui ne sont pas en quête d’un nouvel emploi ou de nouvelles rémunérations, mais dont les compétences avérées peuvent servir à gagner en efficacité et en rapidité les managers des PME. Nombre d’entreprises de taille moyenne ont pris de l’ampleur et ont besoin de gens expérimentés qu’ils ne connaissent pas forcément, ou qu’ils n’ont pas eu l’opportunité de rencontrer. Les experts que nous réunissons au sein d’Expendables jouissent chacun de ces savoir-faire en management, logistique, achats, gestion des approvisionnements, ressources humaines, etc. et sont ravis de les mettre à profit. Et ce sont tous des personnes qui les ont expérimentées de manière opérationnelle au quotidien. Comme ils ne sont pas attachés à obtenir des compléments de salaire, ils proposent leurs services dans le cadre d’un contrat et ne sont rémunérés qu’au moment où leurs actions génèrent du résultat. Ce dispositif est fondamental parce qu’il distingue la recherche du profit personnel pour ne se consacrer qu’au bénéfice de l’entreprise. »
Une méthode structurée et structurante
EFA (le petit nom pour Expendables For Automotive) se veut novateur par son concept et également par son parti pris de mettre les hiérarchies en sourdine. En effet, comme le précise Jean-François Bouveyron, « Les « Expendables » effectuent leurs missions en toute liberté et indépendance et ne se soucient pas de leur ancienne position hiérarchique. Ce qui est demandé, ce sont leurs talents dans tel ou tel domaine, qu’ils peuvent également mettre à profit auprès d’autres entreprises que l’automobile. Savoir créer un service export ou optimiser la logistique ou la gestion des stocks s’applique à toutes sortes d’activités. La méthode se veut simple et opérationnelle. Dans un premier temps l’expert découvre l’entreprise et reconnaît les points d’amélioration, puis, dans un second temps, met en application ses recommandations en accord avec le manager de l’entreprise. Il assure le suivi des actions mises en place et lors du bilan de « satisfaction » est rémunéré selon les dispositions du contrat établi préalablement. Pour l’entreprise, il n’y a pas de surprise et seul le bénéficie entraîne rémunération. Pour les « Expendables », la réussite de l’entreprise issue de leurs savoir-faire s’apparente à la meilleure des récompenses. Nous sommes vraiment dans le côté opérationnel au quotidien et non dans un consulting sans implication directe et retour d’investissements. »
Des profils très précis
Lorsqu’on demande à Jean-François comment il recrute ses « Expendables », il répond en souriant : « Dans l’automobile, nous nous connaissons tous et il n’est pas difficile de savoir qui serait intéressé de participer à cette aventure ! Nous avons dressé une liste d’une dizaine de spécialistes aux talents reconnus et récemment en retraite et nous les avons contactés. D’emblée, ils ont adhéré au concept et nous sommes en train d’établir les contrats. Eux aussi avaient entendu ce besoin du marché. Quant aux entreprises concernées, je donne la parole à notre apporteur d’affaires, Darius Czarnecki dont la réputation n’est plus à faire. » Et Darius Czarnecki de commenter : « Le bouche à oreilles se montre comme toujours le meilleur moyen dont nous disposons pour savoir quelles sont les PME qui ont besoin de savoir-faire structurants. Dès aujourd’hui, après avoir présenté Expendables For Automotive sur des salons au Moyen-Orient et en Europe, nous avons eu des demandes d’intérêt immédiates et nous continuons à nous présenter. Nous serons présents aussi sur d’autres manifestations professionnelles et nous pouvons vous annoncer que d’ores et déjà, nous avons monté des relais « Expendables » à Chicago, à Dubaï et à Istanbul dont je m’occupe personnellement. Il faut aussi évoquer deux partenariats sur l’événementiel avec Olivier Resta de l’InterContinental Chantilly – Mont-Royal et Vincent Paolini de Factory Sport & Entertainment. Paradoxalement, le plus difficile ne réside pas dans le fait de toucher des clients, mais bien de disposer d’assez de « ressources humaines » pour y répondre ». En clair, EFA est « victime de son succès », mais nul doute que les professionnels qui ont du temps et l’envie de participer à cette nouvelle approche du service aux entreprises vont très vire faire valoir leurs disponibilités ».
Hervé Daigueperce




