Tunisie : un progrès qualitatif bien étudié

Tunisie : un progrès qualitatif bien étudié

En Tunisie, la production et l’exportation de composants automobiles a enregistré une évolution remarquable
et un saut qualitatif sur le plan technologique. Dans ce sens, le pays est classé deuxième exportateur africain
de pièces de rechange et de composants automobiles vers l’Union Européenne.

L’industrie des composants automobiles en Tunisie est en pleine croissance, englobant plus de 280 entreprises dont 140 à participation étrangère, avec 65% totalement tournées vers l’exportation. Ce secteur pourvoyeur de 90.000 emplois, dont 67.000 directs et 27.000 indirects, avec une valeur d’exportation de 7,5 milliards de dinars et un taux d’intégration de 30%, s’affirme de plus en plus comme étant un élément essentiel de l’économie nationale.

D’autre part, l’avantage comparatif du secteur des composants automobiles vis-à-vis d’autres secteurs en Tunisie, dépend en grande partie du fait qu’il est composé d’entreprises à dimension internationale. En effet, ces dernières placent le pays à des rangs plus avancés que ceux des pays voisins.

Pour ce qui est de l’assemblage automobile en Tunisie, à l’heure actuelle, trois unités font de l’assemblage avec un taux d’intégration de 30% environ. Le but est d’intéresser des acteurs plus grands qui peuvent aller jusqu’à 100.000 voitures par an, sachant que la Tunisie assemble entre 1.000 et 1.500 véhicules annuellement. Un élément pris en considération dans le pacte pour la compétitivité de l’industrie automobile en Tunisie.

Un pacte de compétitivité pour des résultats meilleurs

Un des facteurs clés de succès de la Tunisie dans le secteur des composants automobiles est la promulgation du pacte entre les secteurs, public et privé, pour une meilleure compétitivité industrielle à l’horizon 2025. Il s’agit d’un accord visant à doter le secteur automobile de suffisamment de moyens pour se développer davantage et être en mesure d’influencer positivement l’économie tunisienne.

Il convient de mentionner que ce pacte a été élaboré lors d’une réunion tenue en présence de Saloua Sghaier, ministre de l’industrie, de Bouchaala Nabhen, président de Tunisian Automotive Association (TAA) et des représentants des ministères du Commerce, de l’Enseignement supérieur, de la Direction générale des douanes et de l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ). Tous ont débattu lors de cette réunion, sur 5 axes qui ont pour objectif premier d’améliorer la compétitivité de la Tunisie et d’attirer de nouveaux investisseurs. 

L’idée principale est d’assurer le développement du secteur et sa stabilité. Ce dernier comprend 29 mesures s’articulant autour de 5 axes majeurs concernant l’infrastructure, la logistique, le cadre juridique, la recherche et développement, l’emploi et la formation, et la promotion de la Tunisie à l’étranger.

« Ses objectifs sont ambitieux, ce pacte prévoit la réalisation d’environ 30 usines réparties entre secteur public et privé et d’avoir des investissements d’une valeur équivalente à 22% du PIB du secteur contre 12% actuellement, et aussi de dépasser un panel d’exportation d’environ 13,5 milliards de dinars à l’horizon de 2025, contre près de 7,5 milliards de dinars aujourd’hui », indique Fethi Sahlaoui, directeur général des industries manufacturières au ministère de l’Industrie et des PME.

De surcroît, à travers ce pacte, la Tunisie ambitionne d’attirer plus de marques de voitures étrangères, annonçant dans ce sens, la mise en place d’une unité de fabrication de composants pour les voitures électriques, avec un investissement de l’ordre de 300 millions d’euros et un apport technologique considérable.  Un projet qui entre dans le cadre de la politique de l’Etat en matière de transition énergétique.

Haytam Boussaid

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